Des images et des textes.

DE L'ORDRE GRINCANT DES CHOSES




 
1

N'importe où, se dire qu'un beau jour est tendre, est s'étendre, est la toile évasive au souffle court du soleil.

On ne voit rien, les oiseaux rauques, c'est tout.

Au coucher nous sommes le port incertain d'alvéoles et de mâts, toujours bercer à-pic en nos propres falaises.

Dormir, n'importe où d'antibiotique, s'apparenter au silence, au lichen, en toute licence.

2

D'ici, des images en pagaille, toujours de dos.

De chez moi tu pourrais voir tanguer les tuiles, comme elles chérie. Les raclements et les grès, là-bas, sont un peu de toi, rouges de les regarder.
Elle aurait pu tomber d'ici, la nuit, un juste retour, simple et trouble comme elle tombe.

3

Un portillon comme donné aux chèvres, qui plus n'ouvre ni ne ferme.
L'herbe s'accable pour un rien, à force d'alentours, si longue.
La cigogne aussi brûle à mi-parcours en raison de Gibraltar.
D'indignation le foin s'enroule dans les granges, à la poussière.

Ceci n'est pas un champ de visions, c'est ici, c'est le foyer volant par les embrasures.

4

Tout est pourtant dehors, d'un calme...
Tous les meubles posés au hasard la pelouse, le jour et les images et qui sautillent, autant d'oiseaux. Ton propre regard les a vermoulus, voilà. Ils crient sans raison et sans grâce mais ils s'envoleront également. Leur finalité est en nous deux globes blancs où s'impriment les écorces au passage, les revers arborescents, quelques meubles sur lit de chiendent.

5

Sur le quai, comme un enfant, de long en large. Les caisses dialoguent dans le brouillard, décharnées en un rythme. C'est à peine ce que les pas peuvent pousser là-dessus.

Ils deviennent égaux, le refus de la mort et le brouillard, ainsi qu'on devient, en aveugle, que de ces ports on en vient à la mer équanime, par le fond.

1 commentaires:

  1. hi.. just dropping by here... have a nice day! http://kantahanan.blogspot.com/

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